Depuis le samedi 03 janvier 2026, un communiqué condamnant l’attaque militaire des États-Unis contre la République du Venezuela circule sur les réseaux sociaux, notamment sur X et Facebook.
Attribué au gouvernement rwandais, ce document a été publié sur X par le compte kivumedia le 03 janvier 2026 à 22h18, avec la légende selon laquelle « le gouvernement du Rwanda condamne fermement la capture illégale du président Nicolás Maduro».
Ce 05 janvier 2026, jour de la consultation de cette page, ladite publication totalisait 46,4 000 vues, 104 commentaires, 194 mentions « j’aime » et 56 partages.
Pour vérifier l’authenticité de ce communiqué devenu viral, nous avons consulté le compte X officiel du gouvernement rwandais ce lundi 05 janvier 2026. Sur ce compte, l’information a été formellement démentie et qualifiée de FAKE NEWS.
Verdict
Après analyses et recherches, il ressort que le communiqué largement diffusé sur Internet est faux. Celui-ci a d’ailleurs été explicitement qualifié de fake news par le gouvernement rwandais via son compte X officiel. Il convient donc de se méfier de cette information, susceptible d’induire le public en erreur.
Le gouvernement rwandais n’a pas condamné l’intervention des États-Unis d’Amérique au Venezuela, laquelle a abouti à l’arrestation du président vénézuélien Nicolás Maduro et de son épouse, tous deux exfiltrés vers les États-Unis.
C’est dans la nuit du 02 au 03 janvier 2026 que les forces américaines ont capturé le président Nicolás Maduro et sa femme, Cilia Flores, au terme d’un assaut éclair baptisé « Absolute Resolve » (« Détermination absolue », en français).
Cette intervention militaire a suscité de nombreuses réactions à travers le monde. La capture de Nicolás Maduro, en ce début de janvier 2026, apparaît comme le point culminant de plusieurs années de confrontation entre les États-Unis et le Venezuela. Elle combine des accusations criminelles de narcoterrorisme, une opération militaire menée directement par Washington et une escalade diplomatique majeure, provoquant une onde de choc internationale.
Nick Mukobelwa
